TRANSFERT RÉACTIVITÉ ET ANALYSE DES MICROPOLLUANTS DANS L'ENVIRONNEMENT (TRAME)

AXE 2 : OCCURRENCE/TRANSFERT DES CONTAMINANTS

 

Les trois orientations de cet axe sont les diagnostics de pollution, l'identification des sources et les transferts réactifs.

Diagnostic de pollutions

La priorité est donnée à la problématique des sous-produits de chloration. Si les cinétiques de formation des sous-produits de désinfection et leur nature sont connues dans les milieux naturels comme les eaux de surface ou dans le domaine des eaux destinées à la consommation humaine, les connaissances pour les eaux de mer ou les eaux riches en bromures restent parcellaires. Or, lorsque la chloration est réalisée sur ces types d'eaux, la nature des composés formés est déplacée vers la production de composés bromés dont la toxicité (sanitaire et environnementale) est connue pour être plus élevée que celles des analogues chlorés. L'équipe TRAME entend contribuer à l'identification des sous-produits formés lors de la chloration de l'eau de mer.
Ce travail d'identification des sous-produits et des teneurs retrouvées dans l'eau et dans le biote est associé à des études de toxicité des molécules identifiées et à des études de toxicité des effets cocktail liés à la présence de plusieurs de ces molécules. L’objectif est de de contribuer ainsi à une meilleure évaluation des risques environnementaux liée aux rejets d'eaux chlorés dans l'environnement.

Analyses de sources

Les travaux visent à améliorer les approches moléculaires (rapports d’abondance, rapports isomériques, …) et à développer/privilégier les approches isotopiques (GC-C-IRMS) notamment sur la problématique de pollution par les hydrocarbures et les solvants chlorés pour identifier les origines de ce type de contaminants.

Transfert réactif

Les transferts réactifs des éléments traces métalliques, des micropolluants organiques et de la matière organique dans les eaux et les sols sont fortement liés de sorte que l'étude de l'une des composantes ne peut être distinguée de l'autre. La réalité environnementale oblige donc à considérer un système multiphasique (eau et sol ou eau et sédiment) mais aussi un système dans lequel interagissent matrices organiques et minérales. Dans ce contexte, les travaux conduits sur l’atténuation naturelle et sur les transferts sols-plantes, sols-eaux et sédiment-eau, ont pour objectifs d'étudier les transferts réactifs de la matière organique, des micropolluants organiques et des métaux et de développer les outils nécessaires à leur quantification et à leur suivi (in situ et ex situ) dans les milieux naturels et anthropisés. Ces travaux, souvent menés en collaboration avec des toxicologues et des écotoxicologues, visent à apporter une contribution à la prise en compte des multi pollutions et des effets de synergie dans l’évaluation des risques.